Colocation : que faire en cas de départ d’un locataire sans remplacement ?
En colocation avec un bail unique, le départ d’un colocataire peut avoir un impact direct sur votre assurance loyers impayés (GLI). Il est donc important d’adopter les bons réflexes pour conserver votre garantie.
Ne pas signer d’avenant en cas de départ sans remplacement
Si un colocataire quitte le logement sans être remplacé, il ne faut pas signer d’avenant au bail.
Pourquoi ?
Parce qu’un avenant aurait pour effet de retirer officiellement le colocataire sortant du bail, ce qui entraînerait la disparition de la clause de solidarité.
Or, sans clause de solidarité, la GLI ne peut plus s’appliquer correctement.
La solidarité continue pendant 6 mois
Même après son départ, le colocataire sortant reste engagé.
Lorsque le locataire donne son préavis et quitte le logement :
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la clause de solidarité continue de s’appliquer pendant 6 mois après la fin de son préavis
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durant cette période, il reste responsable du paiement du loyer et des charges au même titre que les autres colocataires
Cette règle permet de maintenir la sécurité du bailleur même en cas de départ.
👉 La solidarité prend fin uniquement si un nouveau colocataire remplace le sortant avant la fin de ce délai.
Quand faut-il faire un avenant ?
La règle est simple :
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Pas d’avenant si le colocataire part sans remplaçant
→ la solidarité est maintenue, la GLI reste valable -
Avenant obligatoire lorsqu’un nouveau colocataire arrive
→ le locataire sortant est libéré de sa solidarité
Dans ce second cas, le nouveau colocataire devra fournir un dossier conforme afin de respecter les critères de l’assurance loyers impayés.
Ce qu’il faut retenir
En cas de départ d’un colocataire :
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ne modifiez pas le bail sans remplacement
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conservez la clause de solidarité pendant 6 mois
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mettez à jour le bail uniquement en cas de remplacement
Ces bonnes pratiques permettent de préserver votre couverture GLI et de sécuriser vos loyers.